À l’approche de la Coupe du monde de la FIFA 2014, Manaus, capitale de l’État d’Amazonas, s’est dotée d’un nouveau stade répondant aux exigences techniques et opérationnelles d’une compétition internationale. SYSTRA en a supervisé la construction.
L’Arena Amazonia devait être capable de répondre aux normes techniques et opérationnelles inhérentes à la tenue d’un événement de calibre international. Au-delà de l’accueil du tournoi, le projet visait également à soutenir le développement à long terme de la ville et de la région.
Une mission complète de supervision des travaux
De 2011 à 2014, SYSTRA, en partenariat avec Aeroservice Consultoria e Engenharia de Projeto Ltda., a mobilisé des équipes multidisciplinaires pour mener à bien ce projet d’envergure. La mission couvrait l’ensemble du processus de construction, depuis la revue de conception jusqu’au contrôle sur site et à la vérification finale.
Le périmètre comprenait la revue et la validation des études d’exécution, le contrôle des travaux complémentaires, ainsi que la vérification de la cohérence et de la conformité de l’ensemble des documents techniques. Les équipes ont également assuré le suivi des indicateurs de productivité et de performance des travaux tout au long du chantier.
Un stade inspiré par son environnement
Par son ampleur, sa complexité et ses délais de livraison contraints, l’Arena Amazonia présentait d’importants défis techniques. D’une surface bâtie totale de plus de 170 000 m², le stade peut accueillir plus de 43 300 spectateurs dans ses tribunes, et près de 1 000 VIP dans des salons privatifs.
Pour s’adapter au climat très chaud et humide de Manaus, le stade a été conçu pour apporter le maximum de confort aux spectateurs. Son enveloppe extérieure blanche et réfléchissante limite l’accumulation de chaleur, tandis que ses tribunes ombragées et les ouvertures en façade favorisent une ventilation naturelle.
Une attention particulière a été portée aux fondations, à la superstructure et à la charpente métallique, qui contribuent à la fois à la robustesse du bâtiment et à son identité architecturale. Celle-ci s’inspire de la forêt tropicale environnante et des paniers traditionnels tressés de la région.
Parallèlement, l’intégration des installations mécaniques, électriques et de plomberie (MEP), des systèmes de chauffage, ventilation et climatisation (CVC), des systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB), de la protection incendie, des systèmes informatiques, des télécommunications et des équipements audiovisuels a nécessité une forte coordination interdisciplinaire. Le dispositif de contrôle qualité s’est appuyé sur des relevés topographiques, des inspections et des essais réalisés tout au long des travaux.
La durabilité intégrée à chaque étape
Les enjeux de durabilité ont été intégrés dès la conception, conformément aux exigences du référentiel international de certification environnementale LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). L’ambition dépassait toutefois la seule certification : il s’agissait de créer une infrastructure efficiente et performante, qui conserverait toute sa valeur au-delà de la Coupe du Monde.
Le site dispose de son propre système de récupération des eaux pluviales et de traitement des eaux usées, afin de limiter la sollicitation des réseaux municipaux. Par ailleurs, 95% des matériaux issus de la démolition de l’ancien stade ont été valorisés.
L’Arena Amazonia figure parmi les premiers stades au monde à avoir obtenu la certification LEED délivrée par l’US Green Building Council.
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