Le nouveau site de maintenance et de remisage (SMR) de Montreuil accompagne le renouvellement du matériel roulant du tramway T1 et son prolongement vers l’est. Conçu par le groupement SYSTRA/ERA Paysagistes pour la RATP, cet équipement de 2,2 hectares peut accueillir et entretenir jusqu’à 40 rames de nouvelle génération. Achevé après trois ans de travaux et opérationnel depuis 2026, il complète le site existant de Bobigny.
Un outil industriel au service de la ligne T1
Le site s’organise autour de dix voies de maintenance et de remisage. Le hall principal regroupe des ateliers de mécanique, d’huilerie et d’électricité consacrés à l’entretien et à la réparation des rames. Des voies équipées de fosses de visite permettent aux équipes d’accéder aux freins, aux roues et aux équipements électriques.
Une zone de nettoyage dotée d’une station de lavage assure l’entretien courant des véhicules. Les bâtiments administratifs et techniques accueillent les équipes de maintenance et les conducteurs, tandis qu’un poste de commandement intégré supervise les circulations, les manœuvres et le remisage des rames sur le site.
Un site industriel intégré à son environnement
Implanté à proximité des Murs à Pêches, un ancien site horticole datant du XVIIe siècle, le SMR s’inscrit le long du futur prolongement du tramway. Le choix du site et son insertion dans ce paysage emblématique de Montreuil ont été étudiés en étroite concertation avec les acteurs locaux, notamment la Ville de Montreuil.
SYSTRA et ERA Paysagistes ont assuré la conception technique, architecturale et paysagère de l’équipement, ainsi que le suivi de sa réalisation. Les façades associent bardage en bois et béton lazuré blanc et gris afin d’atténuer l’impact visuel du site industriel et de l’inscrire dans son environnement urbain et paysager. Les aménagements en bordure du site s’inspirent des techniques traditionnelles locales, notamment des murs enduits à la chaux.
La gestion des eaux pluviales associe des fossés plantés à un dispositif de récupération des eaux de toiture. Dimensionné sur une surface de collecte d’environ 1 800 m², celui-ci a été conçu pour couvrir près de 80 % des besoins cumulés des sanitaires et de l’arrosage. Selon les scénarios étudiés, il permettrait de récupérer entre 40 et 60 m³ d’eau par mois. Les toitures végétalisées et les plantations contribuent par ailleurs à intégrer les volumes bâtis et à créer de nouveaux milieux écologiques.
Le chantier lui-même a été conduit selon une démarche à faible impact visant à limiter les nuisances pour les riverains et les écosystèmes, à préserver les matières premières, les ressources en eau et l’énergie, et à réduire les pollutions.