La gestion d’actifs « by SYSTRA » : quand les infrastructures nous parlent d’avenir

Qu’ils soient publics ou privés, autorités organisatrices ou opérateurs, gestionnaires d’infrastructure ou investisseurs, nos clients partagent une même ambition : gérer de façon optimale leur patrimoine pour en tirer tout le potentiel au bénéfice des populations, des territoires et de leur propre business. Cette ambition est une des réponses aux défis économiques et environnementaux soulignés par le contexte actuel : de « nice to have », la gestion de patrimoine (ou asset management) est devenue « must have » pour tous les acteurs de la mobilité. Chez SYSTRA, nous leur proposons des solutions concrètes afin de les accompagner tout au long du cycle de vie de leurs réseaux, conformément à la norme ISO 55 001.

AGIR POUR NE PAS SUBIR

Les réseaux de transports que nous empruntons au quotidien peuvent parfois dater de plusieurs dizaines d’années, voire de plus d’un siècle pour les premières lignes. Leur développement se poursuit avec de nouveaux projets majeurs tels que la ligne à grande vitesse HS2 au Royaume Uni ou le métro du Grand Paris en France.

Mais ne nous y trompons pas, les infrastructures de demain sont d’abord celles d’aujourd’hui. En effet, les menaces liées à une mauvaise gestion du patrimoine sont bien réelles : multiplication des incidents ou accidents, dégradation des services voire fermeture de lignes, augmentation des dépenses… Les défis associés sont nombreux et concernent tous nos clients, qu’ils soient impliqués dans la programmation, la conception, la construction ou l’exploitation et la maintenance des réseaux de transports.

Prendre soin des réseaux existants constitue donc un prérequis dans le développement d’une mobilité toujours plus durable.

  • Maintenir durablement le niveau de performance de la ligne ou du réseau tant opérationnelle (capacité, disponibilité, fiabilité, sécurité…) qu’environnementale (empreinte carbone, frugalité…);
  • Évaluer et maîtriser les risques (sécurité, environnement, santé…) à court et long termes pour les clients, leurs équipes, les populations et territoires desservis ;
  • Optimiser les coûts en ajustant dépenses d’investissement (CAPEX) et de fonctionnement (OPEX) au plus près des besoins réels du réseau et avec une vision de l’ensemble du cycle de vie des actifs. Un million d’euros supplémentaires investis judicieusement lors de la conception / construction d’un pont peuvent par exemple générer plusieurs millions d’économies en opérations de maintenance tout au long de sa durée de vie.

Bonne nouvelle ! Dans leurs missions quotidiennes, nos clients peuvent d’ores et déjà agir sur deux leviers importants pour prendre soin de leurs réseaux et générer plus de valeur en programmant des investissements adaptés et en améliorant la maintenance de leurs actifs. Sur ces deux axes de travail, l’enjeu est de décider et d’intervenir de la bonne façon au bon endroit et au bon moment (avant une défaillance).
Quelles sont les solutions concrètes pour actionner ces eux leviers et améliorer leur gestion de patrimoine ?

CONNAÎTRE POUR COMPRENDRE

Connaissez-vous votre patrimoine ? Adressée à nos clients, la question peut prêter à sourire. La réponse ne sera pas la même selon l’interlocuteur. Si toutes ces données décrivent effectivement le même réseau sous des angles et granularités différents, elles n’ont pas toutes la même valeur selon les acteurs et l’utilité qu’ils en ont. Pourtant, il est essentiel d’avoir un alignement de tous les acteurs d’une même organisation autour d’un objectif commun.


Dans le cas de la gestion de patrimoine, deux informations s’avèrent précieuses pour nos clients dans leurs prises de décisions, tant en matière d’investissement que de maintenance : dans quel état est le réseau ou la flotte ? Cet état permet-il d’atteindre les objectifs de performance alignés sur la stratégie d’entreprise, et de maîtrise des coûts et des risques ? Alors que ces questions paraissent plus précises, les réponses ne le sont pas pour autant !


Prendre une photo du patrimoine tel qu’il est permet de fournir une description des actifs, qui soit à la fois :

  • Quantitative, avec un registre des actifs, leur âge et leurs valeurs financières et notamment comptables ;
  • Qualitative, avec une évaluation de leur état (durée de vie résiduelle) et de leur performance pour compléter les informations quantitatives, une voie de 10 ans d’âge pouvant par exemple être en moins bon état qu’une voie posée il y a 50 ans.


Cette meilleure connaissance du patrimoine est un enjeu clé pour « prendre la température » de son réseau, éclairer la prise de décision et constater les effets de sa mise en œuvre. Selon le projet, le cadrage et la pixellisation de la « photo » sont ajustés en fonctions des besoins des clients.

COMPRENDRE POUR PRÉVOIR

Connaître son patrimoine est une étape nécessaire mais pas suffisante pour prendre des décisions pour leur bonne gestion. Ainsi, constater une usure de rail sur un tronçon de ligne ne permet de conclure : ni sur les causes de cette usure, ni sur la criticité de leurs impacts à court, moyen et long terme, ni sur la nature et l’urgence des mesures à prendre tant en maintenance qu’en rénovation. Les faits observés et capitalisés dans la base de connaissance du patrimoine doivent être mis en perspective. La mise en place d’une grille de lecture et d’analyse va aider les clients à comprendre :

  • Les causes de dégradations des actifs : quels sont les principaux facteurs conduisant à leur usure et/ou obsolescence (usage, temps, environnement, maintenance réalisée…) ;
  • Les conséquences de la dégradation des actifs sur leurs performances (et celles du réseau), leurs coûts et les risques.


Ce travail analytique de valorisation des données en informations utiles à la prise de décision s’appuie notamment sur une expertise technique en ingénierie et maintenance de réseaux de transports (notamment l’apport de l’optimisation de la maintenance par la fiabilité ou Reliability Centered Maintenance) et sur une capacité à modéliser le cycle de vie des actifs et les impacts opérationnels et financiers de leur état actuel et projeté.

PRÉVOIR AVANT D’AGIR

SYSTRA accompagne les clients en ce sens, depuis la prise de décision jusqu’à la mise en œuvre. Cela se traduit par des prestations de :

Conseil, pour prescrire des scénarios d’investissements et/ou de maintenance répondant à la situation, aux objectifs (performances, coûts et risques) et contraintes (budgétaires, techniques, humaines…) propres à chaque réseau ;

Ingénierie, pour traduire opérationnellement les scénarii retenus en actions concrètes sur le réseau ou sur la flotte (ex : conception et déploiement d’actifs connectés #IoT) ;

Conduite du changement, pour s’assurer que les actifs immatériels (tels que les ressources humaines ou les outils numériques) sont en ligne avec la gestion des actifs matériels.

DÉFINITIONS

  • Asset management : l’ensemble des activités mises en œuvre par une organisation pour bien gérer ses actifs, leurs performances, leurs coûts et leurs risques tout au long de leur cycle de vie dans le but d’atteindre ses objectifs business. – Définition de l’UIC
  • Actif : la notion d’actif peut se définir comme « un élément, une chose ou une entité qui a une valeur potentielle ou réelle pour une organisation ». Plus concrètement, quelque-soit le mode de transport, les acteurs de la mobilité distinguent au moins 2 grandes catégories d’actifs :
    • Les actifs matériels (ou « biens physiques » selon le vocabulaire francophone utilisé), tels que le réseau de transport (voie, pont, tunnel, gare, caténaire, sous-station…) ou la flotte de matériel roulant (bus, métro, tramway, train…)
    • Les actifs immatériels, tels que les compétences, le savoir-faire, la marque, les relations clients, la propriété intellectuelle, les données…

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