Etude sur la décarbonation de la filière maritime en France

Les ports peuvent fortement contribuer à la décarbonation de l’économie et du secteur maritime du fait de leurs rôles charnières dans le transport de marchandises, les activités industrielles et logistiques. Les ports sont ainsi de grands hubs de transport maritimes mais aussi terrestres (routier, ferroviaire et fluvial). Ils englobent les sources d’avitaillement en énergie fossile et les activités industrielles de transformation avec l’ambition de devenir les acteurs centraux des nouvelles énergies. L’évolution des ports vers la décarbonation va créer les conditions d’une transition écologique plus vaste des secteurs qui en dépendent.

Néanmoins, le nombre et la diversité des infrastructures portuaires et des activités qui s’y déroulent en font un milieu complexe à appréhender en termes d’émissions de GES. La première étape de la feuille de route de la décarbonation des ports français est donc une évaluation objective des principales sources d’émission de GES dans le périmètre d’activité des ports français, puis une hiérarchisation de ces sources et enfin, la définition des leviers de décarbonation qui soient à la fois efficaces et acceptables socialement et viables économiquement.

La décarbonation des ports français doit s’appuyer sur une vision globale du secteur et sur une volonté de développement sur le temps long avec tout ce que cela implique en termes de recherche, innovation, diversification, spécialisation, accompagnement des acteurs du secteur et évolution réglementaire.

Nos équipes accompagnent également les gestionnaires d’infrastructures et les collectivités dans leurs projets de report modal visant à la décarbonation du transport de marchandises.

Actuellement, SYSTRA France est partie prenante de deux projets d’ampleur pour le transport de marchandises : le schéma directeur de développement de l’Axe Méditerranée-Rhône-Saône et l’AMO pour l’ambition ferroviaire de HAROPA port du Havre.

En tant qu’ingénierie de conception et de travaux, nos équipes viennent de livrer avec succès un premier tronçon de voie ferroviaire en béton bas carbone au sein de l’emprise ferroviaire du Grand Port Maritime de Marseille.  

Yannick Foll, Responsable des études portuaires, Direction Conseil et Aménagement
Une nouvelle infrastructure de BHNS en Île de France

Cette nouvelle infrastructure reliera quatre communes densément peuplées, Argenteuil, Bezons, Cormeilles-en-Parisis et Sartrouville, à l’horizon fin 2028.

En partie implantée en site propre dédié aux bus et avec des aménagements plus légers pour permettre une meilleure exploitation des lignes de bus du secteur, cette infrastructure assurera une desserte fiable, ponctuelle et efficace entre Yvelines et Val d’Oise. Le projet s’accompagne d’une requalification de façade à façade le long des voies et un réaménagement de voies pour les modes actifs : marche à pied et vélos. SYSTRA France est membre du groupement de maîtrise d’œuvre mené par Iris Conseil Ingénierie (mandataire), aux côtés d’Ateliers Villes & Paysages Paris.

Nous sommes heureux d’avoir remporté ce projet de BHNS. Il permet de conforter nos relations avec Île-de-France Mobilités, de consolider notre présence sur le marché du bus et de confirmer la qualité de nos expertises lorsqu’il faut répondre à des offres complexes et pluridisciplinaires. Félicitations à nos équipes d’offres pour leur implication derrière ce succès.

Didier Traube, Président de SYSTRA France

Une mission complète pour transformer le nord-ouest francilien

Le projet permettra aux lignes de bus du secteur d’optimiser leur correspondance avec certaines lignes majeures de la région (RER A, Ligne J et tram T2), et plus de 60 000 voyageurs pourraient l’emprunter quotidiennement, gagnant jusqu’à 15 minutes à l’heure de pointe dans leurs trajets.

Le projet sera caractérisé par des stations aménagées, des voies dédiées, des priorités aux feux, ainsi que des aménagements de carrefours pour faciliter la circulation. Les lignes de de bus pourront accéder aux tronçons aménagés, tandis que les riverains bénéficieront de trottoirs élargis et arborés. Des acquisitions foncières et des études de circulation seront nécessaires avant les travaux.

Le bus, un mode en plein essor en france

Les projets de bus se multiplient pour SYSTRA France, notamment à Brest, Bordeaux, Lyon. La flexibilité de cette solution, doublée de sa rapidité d’implantation, en fait une alternative efficace pour les collectivités qui souhaitent structurer des corridors de mobilités publiques notamment dans les zones les plus denses et congestionnées. Plus largement, SYSTRA est impliqué dans le programme e-BRT 2030 de l’UITP, qui étudie l’implémentation rapide de BHNS électriques dans les métropoles. Réunissant 45 partenaires de l’UE et d’ailleurs, le projet eBRT 2030 vise à démontrer l’applicabilité d’une nouvelle génération de systèmes eBRT dans différents contextes urbains, grâce à la mise en place de solutions innovantes.

Jalon historique pour le métro du Grand Paris

2 kilomètres aller-retour, en conduite manuelle, sur la voie de raccordement entre le Site de Maintenance et Remisage (SMR) de Champigny et l’entrée de la ligne 15 Sud : c’est le trajet effectué par les 6 voitures du tout premier train du Grand Paris Express lors de la démonstration de roulage qui s’est déroulée fin novembre.

Quelques mois après la livraison du premier train MR6V conçu par Alstom, cet évènement marque un jalon important pour la Société du Grand Paris (SGP), en charge de la réalisation du nouveau réseau. Une délégation d’institutionnels et de journalistes a pu participer à ce roulage à bord d’une des rames qui constituera la flotte de la ligne 15 Sud dès sa mise en service fin 2025.

La démonstration s’est notamment déroulée en présence de Clément Beaune, Ministre délégué chargé des Transports et de Valérie Pécresse, Présidente du conseil régional d’Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités. Côté SYSTRA France, Didier Traube, Président de SYSTRA France, et Vincent Duguay, Directeur des projets urbains étaient également présents pour célébrer cette étape.

Les invités, dont Clément Beaune, Ministre délégué chargé des Transports et Valérie Pécresse, Présidente du conseil régional d’Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités

Il s’agit d’une étape marquante pour notre client la SGP, et d’un jalon important sur lequel nous avons travaillé pendant près d’un an, en collaboration avec les nombreux acteurs impliqués : titulaires (matériel roulant, SMR, traction, voie et caténaire, etc.), maîtres d’œuvre et les différentes équipes de la maîtrise d’ouvrage. Pour le grand public, c’est le signal que le Grand Paris Express avance et que la révolution annoncée est bel et bien en marche.

Didier Traube, Président de SYSTRA France

Près d’un an de travail pour les équipes SYSTRA

SYSTRA a accompagné la SGP dans le cadre de ses missions d’assistance à l’intégration des systèmes et de maître d’œuvre des rames de métro automatique, pour organiser les tout premiers essais statiques et dynamiques sur site avec le matériel roulant. Le SMR de Champigny et la voie de raccordement sont progressivement passés d’une configuration travaux à une configuration essais pour accueillir cette démonstration de premier roulage. L’équipe SYSTRA a notamment apporté son conseil à la SGP pour lui permettre de donner le feu vert au passage en « zone rouge » en sécurité.

Une première zone a été définie pour permettre le réassemblage de la rame et des essais statiques, puis une seconde zone pour la circulation de la rame depuis le SMR jusque dans le tunnel de raccordement à la future ligne 15 Sud. Ces deux « zones Rouges » ont dû être séparées des zones toujours en travaux. Il nous a fallu définir un règlement d’exploitation et sensibiliser l’ensemble des personnes amenées à travailler à l’intérieur de cette zone ou aux abords aux risques induits.

Adrien Lebrun, Responsable essais ligne 15 Sud, ISG (Intégration Système Globale)

Une saga historique à laquelle SYSTRA est associée depuis les premiers pas. Les essais des trains, eux-mêmes, ayant débuté il y a plus d’un an et demi !

Crédits photos : Société de Grand Paris

Mise en service du tramway T10 en Île de France

C’est une nouvelle ligne de tramway flambant neuve qui est désormais accessible aux voyageurs franciliens. Située entre Antony et Clamart en lisière de la forêt domaniale de Verrières, son tracé relie des zones en pleine urbanisation à de nombreux bassins d’activités et d’emplois, notamment au Plessis-Clamart et à Châtenay-Malabry. ​​​​​​​

De La-Croix-de-Berny jusqu’au terminus Jardin-Parisien, ce tramway remplace plusieurs lignes de bus saturées et offre une liaison connectée au RER B, au tramway T6, et le bus à haut-niveau de service TVM (Trans-Val-de-de-Marne). De nombreux pôles notamment hospitaliers, sportifs et administratifs sont également desservis.

Rame à la station de correspondance La Croix de Berny

De La-Croix-de-Berny jusqu’au terminus Jardin-Parisien, ce tramway remplace plusieurs lignes de bus saturées et offre une liaison connectée au RER B, au tramway T6, et le bus à haut-niveau de service TVM (Trans-Val-de-de-Marne). De nombreux pôles notamment hospitaliers, sportifs et administratifs sont également desservis.

Didier Traube, Président de SYSTRA France
L’atelier garage du T10 comporte de nombreux engazonnements

Notre équipe s’est montrée mobilisée à tous les instants jusqu’aux dernières étapes d’essais et de mise en service. Des efforts qui ont été salués par le client et qui nous rassurent car les défis à relever ont été nombreux, aussi bien sur les points techniques, planning et financiers, mais aussi sur la consolidation dans les temps des dossiers de sécurité pour assurer la date de mise en service. Notre esprit d’équipe aura été le socle de notre réussite.

Hadia Seduk, directrice du projet 10, Direction des Projets Urbains

Un prolongement de la ligne T10 jusqu’au centre-ville de Clamart est en cours de réflexion, offrant une correspondance avec la future Ligne 15 du Grand Paris Express.

À Pied d’oeuvre pour relancer une ligne de fret

Rétablir une connexion ferroviaire dédiée au transport de marchandises d’ici fin 2023, c’est l’objectif des équipes de SYSTRA France. Le retour des trains sur cette ligne non-électrifiée permettra de soulager le réseau routier en supprimant près de 8 000 camions chaque année, mais aussi d’accompagner le développement des entreprises locales.

Assainissement (caniveau type Sèvres)

Pour y parvenir, nos équipes opèrent depuis 2020 en mandat de maîtrise d’ouvrage pour le compte de la Région Nouvelle-Aquitaine, en pilotage de A à Z du projet. Après une phase d’études approfondie de 2020 à 2022 avec l’analyse du programme, du budget, des plannings, puis la passation des marchés de construction, nous passons en 2023 à la supervision des travaux ferroviaires et à la gestion des procédures administratives sur le terrain.

Ouvrage du Rejtons, nouveau tablier posé

Nous sommes en phase de réalisation, et nous ne relâchons pas nos efforts pour assurer la renaissance de cette ligne. Toute la plateforme de voie est régénérée et renforcée en vue de sa réouverture, mais nous limitons les coûts financiers et écologiques par l’utilisation de rails et de traverses de réemploi. Deux ponts-rails sont aussi remplacés ou confortés pour améliorer la sécurité d’exploitation, et pour que les acteurs locaux disposent d’un approvisionnement sûr par le rail plutôt que par le transport de matières dangereuses sur la route. 

Damien Orsini, Responsable Nouvelle-Aquitaine, Direction à Maîtrise d’Ouvrage

Au service d’un tissu industriel

Cette ligne de fret est vitale pour les entreprises locales, parmi lesquelles l’industrie papetière Ryam basée à Tartas et des groupes céréaliers dont le silo de maïs du groupe coopératif Maïsadour de Bégaar. Le choix du rail permettra à ces entreprises de mieux organiser leurs flux et d’assurer une exploitation pérenne par le rail pour au moins 10 ans. Les trains seront également reliés à la ligne Bordeaux-Dax avec une connexion jusqu’au port de Bayonne.

Un projet optimisé pour préserver l’environnement et les ressources

Au-delà du caractère durable dû au report modal vers les trains, la régénération de cette ligne est menée avec une évaluation fine des impacts environnementaux tout au long du projet. Le planning resserré de travaux est adapté au cycle biologique des espèces et limite ainsi les perturbations sur la biodiversité protégée : flore, faunes d’amphibiens et d’agrions de mercure (une libellule d’enjeu régional). Sous les ouvrages d’art, plusieurs projets sont menés également en ce sens : restauration des berges avec des méthodes de génie écologique, création de passerelles à loutres (hors période de reproduction), et restauration d’un hectare de ripisylves*.

En parallèle, des filtres à paille sont installés pour traiter les eaux de la zone de chantier et certains fossés ferroviaires qui contiennent des espèces de rossolis, des plantes carnivores et insectivores, sont préservés. Tout au long du projet, l’utilisation des matériaux est limitée et optimisée : des déblais réduits lors de la phase de conception aux rails et traverses réemployés en phase de chantier. Enfin, les travaux ont obligatoirement lieu de jour afin de respecter la faune nocturne et les chiroptères.

Les travaux sur les deux ouvrages d’art sont pratiquement terminés : sur le pont du Luzou, nous avons réalisé un traitement des affouillements**, la réfection de l’étanchéité et la reprise des corniches pour créer un cheminement, tandis que le pont du Retjons, le tablier a été intégralement remplacé et deux nouvelles culées*** déportées ont été créées. Côté ligne, la voie a été déposée et la remise à niveau hydraulique est en partie terminée. Enfin, le terrassement est achevé et la pose de la nouvelle voie bat son plein. La réception est prévue pour ce mois de juillet. Les travaux restants contraints par l’environnement seront réalisés à l’automne.

Coralie Fargues, Directrice d’Opération déléguée Adjoint, Direction de la Maîtrise d’Ouvrage

*Le terme ripisylve désigne les arbres des bords de cours d’eau.

** affouillement : phénomène d’érosion provoqué par un cours d’eau

*** culée : partie d’un pont qui soutient le tablier tout en reposant sur la rive, par opposition aux piles qui reposent elles sur le lit du cours d’eau

SYSTRA remporte la maîtrise d’oeuvre générale pour la réouverture de la ligne Montréjeau-Luchon

La Région Occitanie a fait de la réouverture de la ligne ferroviaire « une priorité  » en tant que pilier du développement économique du territoire et de la qualité de vie de ses habitants. Parallèlement au projet de remise en service, la Région a décidé d’étudier la possibilité de faire circuler sur cette ligne des trains à hydrogène vert, projet sur lequel les équipes SYSTRA accompagnent également la Région pour l’implantation d’une station-service Hydrogène.

Survol de la ligne ferroviaire Montréjeau-Luchon

Le transfert de gestion de l’infrastructure a été acté en avril entre SNCF Réseau et la Région Occitanie.

Selon le calendrier directeur, la mise en service de la ligne est prévue pour décembre 2024.  

Nos équipes sont pleinement mobilisées auprès des services de la Région pour garantir la qualité technique et le caractère innovant du projet, mais aussi la maîtrise des coûts et délais de la première ligne ferroviaire sous Maîtrise d’Ouvrage directe de la Région.

Nous sommes particulièrement fiers d’accompagner la Région pour une ligne qui constitue une première à plusieurs points de vue : 1er transfert de ligne de la SNCF à la Région, 1ère opération en MOA Ferroviaire directe, 1ère opération avec un nouveau gestionnaire d’infrastructure (consultation en cours), 1ère ligne avec des circulations hydrogène.

Vincent ALLARD, directeur Région Atlantique Direction Ferroviaire et Intermodalités des Territoires
Après la phase de conception, SYSTRA supervise la production et les essais des rames de métro automatique pour le Grand Paris Express

Une étape majeure dans l’avancement du Grand Paris Express : la livraison de la première des 27 rames prévues pour transporter les passagers de la ligne 15 Sud, à sa mise en service prévue fin 2025. Ces trains sont une version adaptée de la gamme « Metropolis » construite par Alstom à partir des études d’avant-projet réalisées par les équipes de SYSTRA.

Notre intervention a eu lieu dans le cadre de la double mission d’Assistance à l’intégration des Systèmes (ISG) des lignes 15, 16 et 17, et de la Maîtrise d’œuvre matériel roulant, des Automatismes de Conduite et de la Commande Centralisée (MOE MR-AC) auprès de la Société du Grand Paris.

L’arrivée du premier train est un jalon important pour projet du Grand Paris Express, qui entre dans une nouvelle phase. C’est un jalon qui illustre de manière concrète l’approche des essais et de la mise en service ! Nous sommes fiers de contribuer, aux côtés de la Société du Grand Paris, à ce projet hors norme, au service des usagers d’Île-de-France.

Didier Traube, Président de SYSTRA France

Deux ans d’essais dynamiques avant la mise en service

Avant leur livraison au site de maintenance et de remisage de Champigny, les premiers trains doivent avoir effectué 10 000 km d‘essais d’endurance*, d’abord sur l’anneau de 1,8 km d’essais à Valenciennes, puis en tunnel sur la ligne 15 Sud. Ces essais, appelés aussi « déverminage », ont commencé depuis plusieurs mois.

Après les essais statiques puis dynamiques qui se sont déroulés à Valenciennes, le premier train a rejoint le Site de maintenance et de remisage (SMR) de Champigny. Tout au long de ce projet unique de conception ferroviaire, des compétences ont été mobilisées au sein de SYSTRA France, et je tiens à féliciter les équipes impliquées.

Guillaume Perche, responsable MOE des Interfaces Matériel Roulant

Concrètement ? Chaque rame est bardée de capteurs, et nos ingénieurs SYSTRA vérifient que tous les systèmes fonctionnent, que les performances de comportement, de traction et de freinage de chaque rame sont conformes y compris dans des situations exigeantes. Cela permet de s’assurer entre autres que chaque train s’arrête correctement dans les distances prévues. Des montées en vitesse et des freinages énergiques sont menés de nature façon à éprouver l’ensemble des équipements. La connexion entre le train et les portes palières est testée dans toutes les stations, et des allers et retours jusqu’au SMR sont effectués. Ces essais ont lieu en conduite manuelle avec un conducteur, puis en conduite automatique sans conducteur.

L’ensemble des essais s’étaleront sur deux ans, afin que chaque train soit vérifié avant la mise en service de la ligne 15 Sud, de Noisy-Champs à Pont-de-Sèvres.

Repères – Trains du Grand Paris Express

  • 183 trains commandés
    • 133 trains MR6V pour la ligne 15 (108 m de long)
    • 50 trains MR3V pour les 16 et 17 (54 m de long)
  • De 500 à 1 000 passagers par train, 20 % de places assises
  • Accessibilité PMR intégrale
  • Conduite automatique intégrale
  • Largeur : 2,80 m (supérieur au métro parisien au gabarit 2,40 m)
  • Roulement fer
  • Alimentation par caténaire 1 500 volts continus
  • 3 portes d’accès par côté
  • Intercirculation complète (train Boa)
  • Vitesse maximale : 110 km/h
  • Livraisons : de 2023 à 2030
  • Production : France (Valenciennes)

Le saviez-vous ?

Les rames MR3V/MR6V appartiennent à la gamme « Metropolis » d’Alstom, nom donné à toutes les rames de métro produites par ce constructeur. Mais si elles sont spécifiques au Grand Paris Express, elles partagent une base commune et des systèmes de gestion similaires aux rames… des métros de Sydney, Barcelone, Budapest, Dubaï ou encore Singapour ! D’autres pays auront bientôt recours à ces trains, notamment le Canada pour le REM et Santiago pour la ligne 7. En Île-de-France, les trains seront connectés (prises USB, Wifi), climatisées, et dotées de caméras de vidéoprotection.

*Les deux premiers trains réalisent 10 000km d’essais d’endurance avant la réception, puis les essais passent à 1 000km pour les trains 3 à 10, et 150 km uniquement en tunnel dans le Grand Paris Express pour les trains suivants.

Le pont Anne de Bretagne à Nantes : un pont transformé en véritable place et jardin, belvédère sur la Loire

Le Pont Anne-de-Bretagne est l’un des principaux liens entre l’Île-de-Nantes et le centre-ville. Près de 50 ans après sa mise en service, ce pont routier qui enjambe la Loire est une pièce maîtresse de la transformation urbaine du cœur de la Métropole. Son projet d’élargissement s’inscrit dans les politiques de déplacements en faveur des modes actifs et des transports en commun, avec l’insertion de deux nouvelles lignes de tramway qui desserviront le futur CHU dont l’ouverture est prévue fin 2026.

Ce futur franchissement vient articuler un ensemble de projets urbains de part et d’autre de la Loire, créer une unicité entre les projets des deux rives, une lecture spatiale simplifiée ainsi qu’une parfaite insertion dans les nouveaux paysages des bords de Loire. Il sera également un espace apaisé et partagé, d’accessibilité universelle et support des mobilités repensées.

Plus qu’un franchissement, l’ambition est de créer non seulement un « Pont Place » mais aussi un « Pont Jardin » belvédère sur la Loire, parfaitement connecté aux espaces publics du quai de la Fosse et de l’Île de Nantes mais aussi du jardin des Berges.

Un pont place – Espace public majeur de dimension métropolitaine

Le projet du futur franchissement résulte des objectifs de Nantes Métropole visant à augmenter les capacités de franchissement de la Loire et redonner accès à son fleuve mais également des attentes exprimées lors des débats citoyens, du Grand Débat « La Loire et Nous » et sa représentation tout au long du projet par le dialogue citoyen.

Le Grand Débat a en effet fait germer l’ambition d’élargir le point de vue de l’ouvrage technique sur un programme d’espace public majeur, confortable et accessible à tous, reliant les deux rives de la Loire, créant du lien, et ainsi gommer la coupure urbaine faite par la Bras de la Madeleine et le profil pentu de l’ouvrage existant.

Le principal objectif de notre AMO sera d’appuyer la Direction de l’Espace Public de Nantes Métropole dans le pilotage et le suivi de ce projet complexe et d’envergure afin de garantir la réalisation d’un projet répondant à toutes les attentes de la Métropole et des Nantais : le pont urbain de demain, végétalisé, apaisé, connectant les rives et leurs projets urbains, réunissant la ville et son fleuve et anticipant les grands enjeux de développement durable et climatiques .

Alice Le Jeune, Cheffe de projet

Afin de répondre aux enjeux urbains, de mobilités mais aussi d’écoconception, le nouveau pont proposé par le groupement lauréat GTM Ouest/ Dietmar Feichtinger Architectes/SCE propose des dimensions exceptionnelles (entre 52 et 60 m de large) et un choix technique audacieux : abaisser l’ouvrage existant tout en le doublant à l’ouest par un nouvel ouvrage, support d’un nouvel espace public permettant d’accueillir confortablement les modes actifs et les nouvelles lignes de tramway, tout en préservant la circulation routière. Une passerelle piétonne relie également directement l’ouvrage et le jardin des Berges.

Coupe des principes d’aménagement du nouveau franchissement, source: Dietmar Feichtinger Architectes

Le pont Anne de Bretagne ayant vocation à devenir un espace public majeur de la métropole nantaise, il permettra de disposer d’espaces généreux avec une grande place centrale et des espaces adaptables à des usages variés du quotidien ou événementiels.

Vue de principe du pont, Source: Dietmar Faichtinger Architectes

Un futur jardin belvédère sur la Loire

Paysager et végétalisé, l’aménagement du pont s’inscrit dans le prolongement de la promenade nantaise, espace public végétalisé de la gare au jardin extraordinaire et assure une liaison douce et apaisée entre l’Île de Nantes et les projets urbains de Gloriette Petite Hollande.

Il constitue un élément à part entière de la trame verte à Nantes, un « jardin belvédère sur la Loire ». En effet, les espaces végétalisés sur le pont ont vocation à recréer le lien écologique avec les berges existantes, de relier les grands espaces verts du nord et du sud de Nantes en passant par l’île de Nantes, mais également d’apporter une réponse aux enjeux climatiques de demain, notamment en termes de confort d’usage grâce à des températures au sol moins importantes.

Les espaces plantés sur l’ouvrage occuperont une largeur moyenne de 5 mètres de large sur chaque rive du pont. Plus particulièrement, le pont accueillera un jardin linéaire à l’ouest qui favorisera à la fois le développement de la biodiversité par une continuité de trame verte et brune, grâce aux deux coussins végétalisés à l’est.

Les coussins à l’est – Source: Dietmar Feichtinger Architectes

Résilience climatique et éco-conception

Le projet du pont est réalisé dans le cadre d’une démarche d’éco-conception affirmée portant sur deux volets : la végétalisation et la biodiversité, ainsi que l’économie des ressources et la réduction des impacts en phase chantier.

La réflexion a été menée à chaque étape du projet, de la phase de définition du besoin à la phase de conception (réutilisation du pont existant, choix des matériaux durables, recyclés, locaux, d’éclairage peu consommateurs, de la végétalisation, notamment) à la phase chantier avec une recherche de réduction et de valorisation des déchets, la réutilisation des matériaux, l’approvisionnement du chantier par la Loire, la logistique chantier, la réduction des nuisances et impacts du chantier, etc.

Plus concrètement, les matériaux biosourcés (bois pour les parties piétonnes) ou intégrant des matières recyclées sont privilégiés. Le réemploi des matériaux de déconstruction restants sera maximisé, dans les matériaux de remblais notamment ainsi que dans les enrobés.

La conservation et la remise en état du pont Anne de Bretagne existant obéit avant tout à un principe de réemploi, de réduction des déchets et des émissions de gaz à effet de serre. Sont ainsi évités la destruction de 4250 tonnes de béton.  2 600 m3 de béton et 1300 tonnes d’acier seront également évités pour le remplacer, soit une économie de 6 000 tonnes eq CO2 par rapport à un scénario de destruction et de remplacement total du pont. L’acheminement du nouveau tablier entièrement préfabriqué est également un élément fort de la démarche.

Le pont répondra également aux enjeux du changement climatique, en effet la conception est adaptée aux événements extrêmes.

Enfin les modalités de chantier répondent aux enjeux sociaux avec un fort volet insertion, économie locale et solidaire.

Une mission d’assistance après de la métropole qui se poursuit en phase de RÉALISATION du chantier

SYSTRA en groupement avec l’atelier d’architecture et d’urbanisme Barriquand & Frydlender et le CEREMA s’est vu confier fin 2018 l’assistance à maîtrise d’ouvrage des études de faisabilité et la désignation du concepteur/réalisateur au travers d’un dialogue compétitif de conception/réalisation.

SYSTRA a été sélectionné en octobre 2022 par Nantes Métropole pour poursuivre sa mission de d’assistance à Maitrise d’ouvrage pour le suivi de la conception et de la réalisation avec les mêmes partenaires ainsi que le cabinet Coudray.

Avec toute l’équipe, nous sommes heureux de continuer à accompagner Nantes Métropole sur ce projet emblématique pour la Métropole, en assurant le pilotage et le suivi des études, et des travaux. Nous assistons également à la gestion contractuelle du marché du concepteur-réalisateur et continuons nos missions transverses sur le suivi de la démarche BIM, l’écoconception, les procédures réglementaires et le suivi environnemental.

Aurélie VIVIER, Responsable Régionale et Directrice de projet
Programme d’interventions de SYSTRA au BIM World,

Nos experts auront le plaisir d’animer plusieurs conférences et ateliers. Consultez l’intégralité de notre programme, notamment sur l’accélération d’une trajectoire soutenable grâce à une conception bas carbone, ou encore Carbontracker un outil d’aide à la décision pour tous nos clients.

Tout au long du salon, sur notre stand

Mercredi 5 avril

Jeudi 6 avril

Les équipes Environnement au service de Grand Paris Sud Est Avenir

La mission de cet établissement est à la fois d’organiser les services publics, d’aménager le territoire et notamment les axes de mobilité, tout en préservant la biodiversité de ce poumon vert de la Métropole du Grand Paris. Grand Paris Sud Est Avenir est engagé de longue date dans la mobilisation pour la transition énergétique.

C’est dans ce contexte que le GPSEA a attribué à SYSTRA France un marché de conseil environnemental pluriannuel, pour être accompagné sur un large panel d’expertises.

Nous avons rassemblé l’ensemble des experts en conseil environnemental de SYSTRA : écologues, chargés d’études généralistes, hydrauliciens, hydrogéologues, paysagistes, urbanistes, spécialistes en écoconception et développement durable, ou encore juristes et agronomes, autant de compétences nécessaires pour accompagner le maître d’ouvrage et intervenir à toutes les étapes des projets. 

Carl Registre, Responsable d’études environnement, Direction du Conseil et de l’Aménagement, SYSTRA France

Nous pourrons intervenir sur une cinquantaine de projets d’aménagement déjà lancés sur le territoire de GPSEA, ainsi que sur de futurs projets, parmi lesquels :

Grand Paris Sud Est Avenir est un nouveau client pour SYSTRA, pour l’activité de conseil environnemental que nous développons. C’est la pluridisciplinarité de notre offre qui a convaincu GPSEA, qui souhaitait bénéficier à la fois d’une expertise en environnement, mais également en mobilité et en aménagement, afin de répondre aux besoins de pluridisciplinarité requise par certaines opérations d’aménagement dont il a la maîtrise d’ouvrage.

Lilia Saibi, Directrice Adjointe de Direction du Conseil et de l’Aménagement, SYSTRA France

Premier marché obtenu: le renouvellement urbain de deux quartiers

SYSTRA France intervient dans le réaménagement des quartiers de la Haie Griselle à Boissy-Saint-Léger et de la Hêtraie à Limeil-Brévannes, dont l’enjeu est de renforcer le principe du parc habité en concentrant les aménagements en des points stratégiques.

SYSTRA France réalise l’ensemble des procédures administratives environnementales préalables à la réalisation du projet (étude d’impact, dossier d’enquête publique, dossier au titre de la Loi sur l’eau…) ainsi que de nombreuses études techniques nécessaires aux montages de ces dossiers (inventaires écologiques, étude hydraulique, étude acoustique…).

De plus en plus d’expertises en environnement

Le conseil environnemental, activité en pleine croissance en France, est la spécialité des équipes Environnement de SYSTRA France, qui rassemblent environ quatre-vingt collaborateurs.

Depuis 2018, les missions se multiplient dans l’Hexagone avec une diversification vers des projets portés par des clients de divers horizons, comme l’établissement public Euroméditerranée à Marseille, l’opérateur RATP pour l’amélioration de l’exploitation du tramway T2, ou encore le constructeur Eiffage pour la ZAC du Mas Lombard à Nîmes.