SYSTRA participe au premier salon Ferrocampus Days à Saintes

Les Ferrocampus Days, un évènement ambitieux

Ferrocampus, l’organisateur de cette rencontre, porte l’ambition de devenir le futur pôle d’excellence européen dédié à la mobilité ferroviaire, particulièrement dédié aux « lignes de desserte fine des territoires ». Ce centre d’expertise est à la fois un pôle de formation, d’innovation et de transfert de technologie. L’événement Ferrocampus Days sera l’occasion pour SYSTRA Académie de présenter ses formations à un public varié, composé entre autres, de pouvoirs publics, de professionnels du ferroviaire, de jeunes apprenants, demandeurs d’emploi…

La formation, un levier de compétitivité pour les entreprises

SYSTRA Académie est un centre agréé EPFS (’Établissement Public de Sécurité Ferroviaire) et référencé QUALIOPI, cet organisme de formation professionnelle propose des modules dédiés aux métiers du transport et de la mobilité, de l’aménagement du territoire, du management environnemental, de l’ingénierie foncière. C’est ainsi que SYSTRA Académie accueille chaque année plus de 3 000 stagiaires sur son site de 600 m2 situé à Poitiers.

La réalité virtuelle, un outil pédagogique innovant présenté sur le stand

Lors de ce rendez-vous, SYSTRA mise sur un outil pédagogique puissant et innovant, la réalité virtuelle ! En effet, ce dispositif, intégré dans un module de formation sécurité et composé d’un casque de réalité virtuelle et d’une soufflerie, simulera le travail proche d’une voie ferroviaire et permettra aux visiteurs de se rapprocher de l’effet ressenti par les opérateurs.

Lors de cet événement, nous présentons la palette d’interventions et notre catalogue de formation de SYSTRA Académie. Notre organisme peut vous accompagner sur plus de 50 formations réparties en 4 domaines, nous serions ravis de répondre à vos questions sur le stand et après l’événement !

Mélanie MERTGNY, Directrice de SYSTRA Académie
Rennes accueille sa seconde ligne de métro automatique

Ce premier départ commercial avec un objectif de voyageurs atteignant les 100 000 par jour, marque l’épilogue d’un projet marathon, débuté en février 2012 pour les équipes de SYSTRA en France.

SYSTRA a réalisé une mission d’Assistant à Maîtrise d’Ouvrage au service de la SEMTCAR, la société d’économie mixte des transports collectifs de l’agglomération rennaise, l’autorité organisatrice et maître d’ouvrage du projet.

Nous avons effectué l’audit du système de transport, afin d’évaluer techniquement certains systèmes ferroviaires innovants comme le guidage ainsi que le matériel roulant Cityval de Siemens, dont c’est la première mise en service internationale.

Arnaud Lefèvre Pontalis, directeur de projet, SYSTRA France

Précédemment, SYSTRA avait assisté la SEMTCAR de 2007 à 2010 pour confirmer son choix de mode de transport (métro VAL, voir ci-dessous), lancer la consultation du marché système « clé en main », et choisir l’industriel systémier.

Une nouvelle ligne de métro automatique en France

La ligne B de Rennes est la 10e ligne de métro automatique en France, avec un matériel roulant spécifique, le Neoval, successeur du Véhicule automatique léger (VAL), premier projet de métro automatique de l’histoire, inauguré à Lille et dont SYSTRA avait été le maître d’œuvre de 1974 à 1983.  

Le contournement de Donges a été inauguré

La réalisation du contournement des sites industriels de Donges était nécessaire pour sécuriser une ligne fréquentée par 1,5 million de voyageurs par an. En effet, l’ancien tracé traversait une zone de 350 hectares de superficie dominée par la raffinerie TotalEnergies de Donges, la deuxième plus grande de France, classée comme site industriel Seveso III « seuil haut ».

Le contournement de Donges est un projet majeur pour les équipes de SYSTRA France : c’est une première dans la mesure où SNCF Réseau nous a confié une maîtrise d’œuvre complète, tous métiers confondus, sur un tronçon de ligne exploité. Nous avons été maître d’œuvre des études dès août 2016, puis de la quasi-intégralité du chantier, avec des modalités d’intervention complexes et notamment des travaux continus, sous interruption de circulation et 24 heures sur 24.

Didier Traube, Président de SYSTRA France

Désormais, l’exposition de la voie ferrée aux risques industriels est réduite et la desserte SNCF de la ville de Donges est améliorée grâce à une halte multimodale accessible aux PMR (personnes à mobilité réduite) à 5 minutes du centre-ville, contre 20 minutes auparavant. De surcroît, la libération des emprises de l’ancienne ligne permet aux sites industriels de réorganiser leurs implantations.

La préservation environnementale au cœur du projet

La proximité immédiate de nombreuses zones humides, de marais et de deux sites Natura 2000* a amené à intégrer une forte dimension environnementale au projet. Au total, 17 hectares de terrains, répartis sur 17 sites, ont été dédiés à la compensation environnementale, pour reconstituer des habitats favorables aux espèces, avec :

  • Un nouveau gîte à chiroptères (chauves-souris) avec transfert d’espèces depuis l’ancien bâtiment à démolir ;
  • Des habitats pour les espèces protégées (reptiles, oiseaux, hérissons…) ;
  • La création et/ou la réhabilitation de zones humides sanctuarisées, avec transfert de mares.

Par ailleurs, l’intégration paysagère du projet a été assurée par la création de 7 merlons** à proximité des voies, dominés par des arbres hautes-tiges (chênes, frênes, saules), qui sont autant d’écrans visuels pour les riverains et qui agissent pour rétablir la trame écologique et favoriser le développement de la biodiversité locale.

*Natura 2000 : site naturel ou semi-nature de grande valeur patrimoniale par la faune et la flore qu’il contient, recensé et rassemblé par le réseau Natura 2000 au niveau européen.

**Merlon : c’est un ouvrage édifié pour réduire les bruits ou les nuisances en servant d’écran visuel.

UN PROJET CLÉ EN MAIN POUR SNCF RÉSEAU

Dès les premières phases d’études, SYSTRA a pris en compte toutes les dimensions du projet : acquisitions foncières, dévoiement des nombreux réseaux présents dans la zone, suivi de la concertation et de l’enquête publique du projet, et production de visuels afin d’aider les riverains et les autorités à se projeter dans la future ligne réalisée.

Ce projet, complexe tant par sa spécificité géographique que par la multiplicité des interfaces rencontrées, constitue une avancée majeure pour l’ensemble des acteurs du territoire, pour la sécurisation des déplacements des voyageurs sur la ligne reliant Nantes à Saint-Nazaire, pour le développement économique de la raffinerie TotalEnergies, et pour les Dongeois, dont l’accès à la nouvelle halte se retrouve grandement amélioré. C’est donc un projet au service de tous, qui illustre la confiance du client envers nos équipes.

Antoine Cypierre, chef de projet SYSTRA France

Lancée en 2020, la supervision des travaux, menés de jour comme de nuit, s’est révélée particulièrement exigeante, la proximité de la raffinerie nécessitant une vigilance de tous les instants : aux exigences et habilitations propres aux travaux sous domaine ferroviaire exploité, délivrées par notre centre de formation SYSTRA Académie de Poitiers, sont venues se greffer les exigences et habilitations de TotalEnergies (formations aux risques pétrochimiques, équipements de protection individuelles spécifiques).

Durant deux années, la construction de la ligne nouvelle en site propre s’est déroulée en parallèle du remaniement des installations de l’ancienne ligne exploitée, notamment sur les parties voie, installations de traction électrique et systèmes : à la clé, plus de 400 nuits, trois opérations « coups de poing » et une coupure des circulations de 14 jours afin de mettre en service la nouvelle ligne. Le projet s‘achèvera au printemps 2023 avec la fin des opérations de dépose de l’ancienne voie et la finalisation des mesures environnementales compensatoires.

Repères – Contournement de Donges

  • 4,5 km de double voies nouvelles et électrifiées, y compris les raccordements au Réseau ferré national
  • 60 trains/jour, dont 14 TER Pays-de-la-Loire
  • 1 nouvelle halte ferroviaire multimodale et accessible aux PMR avec parc relais
  • 6 ans de projet dont 3 de construction
  • 2 ponts-routes
  • 4 ponts-rails
  • 18 abris faunistiques
  • 450 arbres plantés notamment sur 7 merlons
  • 13 bassins d’assainissement
  • 17 ha de zone de compensation environnementale créés
Dernière année de chantier pour le tramway T10 d’Île-de-France

Nouveaux rails, nouvelles stations, nouvelles rames : le projet avance à grands pas pour tenir les délais fixés par le département des Hauts-de-Seine et Île-de-France mobilités, maître d’ouvrage. La première rame Alstom a été réceptionnée, les équipes SYSTRA superviseront les premiers essais dès l’automne. 

Nous entrons dans la dernière ligne droite, avec la clôture des premiers marchés de gros œuvre, la réception des ouvrages et des équipements qu’il faut vérifier, et désormais le début des essais. Toutes les équipes restent sur le pont pour envisager sereinement les prochains mois.

Hadia Seduk, Directrice du tram T10 à la Direction des Projets Urbains de SYSTRA

Une maîtrise d’œuvre complète pour un tramway attendu

D’Antony à Clamart, le tramway T10 permettra de proposer des correspondances inédites entre les réseaux de bus, RER et Tramway T6, et à plus long terme, d’envisager l’éventuel report modal vers la future gare de la ligne 15 sud du Grand Paris Express à Clamart. 

Sous-station électrique n°2, le poste électrique d’alimentation de la ligne aérienne de contact
Première rame réceptionnée an centre de remisage. Au total, 13 rames sont stationnées dans ce site
Revêtement de la plateforme de voie à la station Noveos sur la commune du Plessis-Robinson

Le tram T10 est une très belle opération sur laquelle SYSTRA a été engagé dès les études préliminaires en 2013. Nous avons maintenant hâte de voir les premières rames rouler ! 

Danièle Galland, Responsable des projets de tramway en Île-de-France à la Direction des Projets Urbains de SYSTRA

Les tramways d’Île-de-France en plein développement

Si l’année 2022 a été marquée par l’inauguration du tram T13 phase 1 au début de l’été, elle est surtout synonyme de chantiers menés à pleine puissance pour SYSTRA. Preuve en est avec le tram T10 mais aussi le tram T3b dans la couronne ouest de Paris, dont les travaux de prolongement progressent vers Porte Dauphine : les réseaux souterrains déviés, la plateforme de voies peut être coulée et les rails installés. ​​​​​​​ 

Du côté du T1, le chantier pour la réalisation du Site de Maintenance et de Remisage à Montreuil est engagé. Ce centre accueillera les 40 rames de tramway nécessaires à l’exploitation du prolongement du T1 à Val de Fontenay. Enfin, SYSTRA commencera d’ici fin septembre les premières études de la réorganisation du terminus du tram T2 à la Porte-de-Versailles, dans l’optique d’en améliorer l’exploitation. Le T2 est aujourd’hui la ligne de tramway la plus empruntée de France. ​​​​​​​ 

Le réseau ferroviaire d’Île-de-France accueille une nouvelle ligne électrifiée

La rentrée rime avec électricité sur la ligne ferroviaire entre Gretz-Armainvilliers et Nogent-sur-Seine : la traction Diesel a laissé place à l’alimentation électrique pour les trains bi-motorisation, avant l’arrivée en fin d’année d’un nouveau matériel roulant intégralement électrique.

Le raccordement électrique de cette ligne marque une nouvelle étape dans l’électrification de la banlieue parisienne, qui présente des bénéfices directs pour la santé des riverains et pour l’environnement : des trains plus silencieux, des rames qui émettent 30 fois moins de CO2, ainsi qu’un réseau mieux interconnecté pour la circulation des trains électriques.

Inauguration de la ligne Gretz Troyes

Un défi: électrifier sans interrompre la circulation des trains

SYSTRA a réalisé la maitrise d’œuvre Études et Travaux pour le suivi de l’intégralité du projet, depuis les études initiées en 2016, jusqu’à la mise sous tension caténaire le 3 juillet 2022, après 4 ans de travaux, et la coordination des essais pour la mise en service. Ce projet a mobilisé des expertises variées.

Derniers tirs de caténaires en juillet 2022 avant la mise sous tension. Photo: SNCF Réseau

Il s’agissait de transformer la ligne sans interrompre l’exploitation. Les travaux ont eu lieu en semaine, de nuit, avec rétablissement des circulations le matin, nécessitant pour les équipes un phasage précis des 40 mois de chantier et un haut niveau de sécurité.

Nous sommes fiers d’être parvenu à livrer ce projet à notre client SNCF Réseau. C’était la première externalisation de travaux de cette ampleur en ligne exploitée, et nous devions coordonner un très grand nombre d’interfaces. Nous avons réussi à instaurer une relation de confiance avec l’ensemble des acteurs autour de ce projet qui bénéficie tant au réseau qu’aux exploitants et aux riverains.

Estelle Fezeu, Responsable de la région Île-de-France à la Direction Ferroviaire et Intermodalités des Territoires
Installation de sous-stations électriques. Photo: SNCF Réseau

En route vers la phase 2 du projet

L’électrification de la région parisienne n’est pas totalement terminée. Île-de-France Mobilités a pour objectif de finaliser en 2030 l’électrification de l’autre axe de la ligne P encore à traction Diesel, la ligne Trilport – La Ferté Milon. SNCF Réseau de son côté doit achever l’électrification jusqu’à Troyes.

Le passage à l’électrique des trains franciliens sera alors achevé, plus d’un siècle après l’électrification de la toute première ligne entre Invalides et Issy-Plaine en 1900.

Une voie sur dalle nouvelle génération bas carbone

De nombreuses lignes ferroviaires nationales ou régionales doivent aujourd’hui être régénérées ou renouvelées partout en Europe, mais aussi plus largement au niveau mondial, afin de maintenir leur performance opérationnelle. Ces opérations exigent d’importants investissements de la part des autorités de transport et des gestionnaires d’infrastructures. Plusieurs solutions techniques s’offrent à eux : les voies ballastées, qui constituent l’essentiel des réseaux ferrés actuels, et les techniques classiques de voie sur dalle béton.

Pour répondre à ce besoin, mais également à celui de la construction de nouvelles lignes, tout en prenant en compte l’enjeu environnemental, SYSTRA et STRADAL ont co-développé une nouvelle génération de voie sur dalle en béton bas carbone brevetée, Slab Track. Cette solution innovante fabriquée en France et unique au monde présente de nombreux avantages, tant en termes de conception et de pose que de maintenance. Elle offre un profil financier plus avantageux que les solutions techniques présentes sur le marché.

Une conception innovante et durable

Slab Track est destinée à toutes les lignes ferroviaires, dont les lignes à grande vitesse, qu’il s’agisse de transport de voyageurs (TGV/TER/Intercités/métro/RER) ou de transport de marchandises.

Elle est la seule voie sur dalle conçue avec une structure intégralement préfabriquée en béton armé bas carbone, à faible impact environnemental. Sa largeur de voie est réduite (2,5 mètres contre 4 mètres pour une voie ballast) et aucune réfection de plateforme n’est nécessaire préalablement à la pose de la voie.

Par ailleurs, le système de réglage de la géométrie de voie, intégré à la structure, permet de compenser les tassements de la plateforme jusqu’à 100 millimètres. Les autres technologies de voie sur dalle ne disposent pas de cet atout.

Slab Track est également une solution résiliente aux risques climatiques et respectueuse de l’environnement. La surélévation de 10 centimètres de la voie au-dessus de la plateforme autorise en effet le passage de l’eau en cas d’inondation, limite l’ensablement des voies et permet le passage de la petite faune. Enfin, Slab Track présente la même perméabilité qu’une voie ballastée, ce qui évite le redimensionnement des ouvrages hydrauliques existants.

Une pose facile et économique, une maintenance réduite

La pose de Slab Track ne nécessite aucun produit de scellement des dalles et peut être effectuée par des moyens existants, notamment des portiques utilisés en pose de voie ballast ainsi que des engins de chantiers, ce qui permet d’optimiser le calendrier de pose et de réduire la consommation d’énergie. Les systèmes d’attaches et les rails sont ceux couramment utilisés en voie sur dalle.

La maintenance de Slab Track est très réduite par rapport à la voie ballastée, ce qui garantit aux opérateurs une très grande disponibilité des voies. L’état de la voie est surveillé par des capteurs et des objets connectés.

Enfin, cette solution innovante de voie sur dalle est particulièrement recommandée pour les lignes ferroviaires ayant des coûts d’exploitation importants et pour les gestionnaires d’infrastructures rencontrant des difficultés avec les systèmes de voie sur dalle existants.

Rendez-vous à InnoTrans du 20 au 23 septembre 2022 sur le stand SYSTRA, Hall 5-2

Un démonstrateur sera présenté à InnoTrans sur le stand STRADAL :
stand O115 situé dans l’espace extérieur

Inauguration du T13 en Île-de-France

Et de 12 pour l’Île-de-France ! La ligne T13 est la douzième ligne de tramway à sillonner cette région avec un parcours entièrement en rocade à l’ouest. Son tracé s’inscrit dans une zone faiblement desservie et vient connecter plusieurs lignes et réseaux de transports, afin d’apporter un vrai report modal vers ses nouvelles rames.

Implanté en site-propre, le T13 a pour particularité de rouler aussi bien en ville que sur le réseau ferré national. Ceci nécessite des rames express de tram-train, aptes à atteindre 100 km/h et à reconnaître la signalisation tant ferroviaire qu’urbaine. Sa réalisation permet de connecter pour la première fois les lignes A et C du RER. 

SYSTRA au service de l’interconnexion des mobilités franciliennes

Dès 2017, SYSTRA France est choisi par SNCF Réseau pour être l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) du projet, avec de nombreux défis : la supervision du projet, la planification, le management des risques, le suivi et l’organisation des opérations de sécurité mais aussi le suivi environnemental. Ce dernier est au cœur du projet, avec le replantage d’un grand nombre d’arbres et la création des aménagements paysagers aux abords du château de Versailles. SYSTRA s’est également chargé des vérifications techniques des installations.

Pose de rails dans la virgule de Saint-Cyr

Durant le projet, la plateforme ferroviaire a été reconstruite, la signalisation modernisée et les caténaires revues ou installées. Sept des stations de la ligne ont également dû être réaménagées afin d’abaisser le niveau des quais pour une exploitation par tram-train. Des ponts-routes et des ponts-rails ont aussi été créés pour éviter les passages à niveau. Par ailleurs, une large partie du linéaire du T13 intègre des pistes ou des itinéraires cyclables aménagés en parallèle. Enfin, l’ensemble de la ligne est accessible aux personnes à mobilité réduite.


Ce nouveau tramway est structurant pour le maillage francilien et emblématique de la démarche de SYSTRA. En réutilisant une ligne existante, en connectant des réseaux jusque-là distants, et en proposant un tram au top de la modernité, nous avons contribué à faire du T13 une ligne durable et emblématique de nos expertises. 

Pascal Nicolas, directeur du projet pour la Direction Maîtrise d’Ouvrage de SYSTRA France
L’équipe de conduite d’opération SYSTRA.
De gauche à droite : Aurore Bernier, Pascal Nicolas, Joris Turco.

Tangentielles franciliennes : acte II

Le T13 est le deuxième tram-train de rocade d’Île-de-France, après le T11 inauguré en 2017. Sa mise en service marque une nouvelle étape dans le projet de lignes tangentielles, dont l’objectif est de mailler les réseaux de transport sans passer par la capitale, via des lignes de rocade réutilisant une infrastructure ferroviaire existante. Le T13 reprend ainsi une partie de la Grande Ceinture Ouest (GCO). Une troisième ligne de rocade est attendue au sud, le T12 entre Massy et Evry, pour 2023.

SYSTRA est par ailleurs MOE du futur prolongement du T13 jusqu’à Poissy et Achères-Ville. Cette seconde phase dont la livraison est prévue pour 2026, permettra d’interconnecter les trois branches ouest du RER A.

Repères – Tram T13 Saint-Cyr – Saint-Germain

SYSTRA contribue à la création de lignes de BHNS de nouvelle génération pour Lyon et Bordeaux

Première ligne de bus à haut niveau de service à Lyon: un projet majeur pour la Métropole de Lyon

En 2026, la première ligne de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) nouvelle génération reliera Lyon Part-Dieu aux Sept Chemins à Bron et Vaulx-en-Velin. Ce projet fait partie du plan de mandat « Destinations 2026 » du SYTRAL qui engage des investissements majeurs en faveur du développement des transports en commun.

PROJET LCE. La part Dieu (Copyright: SYTRAL)

La création de cette ligne répondra aux besoins de mobilité identifiés entre le centre et l’est de la métropole. Elle permettra également la requalification de façade à façade, renouvelant et embellissant les espaces publics alentours.

Enfin, elle contribuera à diminuer considérablement la place de la voiture au profit des mobilités douces (piétons et cycles), apaisant et sécurisant les circulations dans les secteurs traversés.

Ce projet proposera une alternative efficace à la voiture individuelle.

Sur une distance de 7 kilomètres, la ligne aura entre 15 et 16 stations. L’objectif est de transporter 22000 voyageurs par jour d’ici 2030.

La solution de matériel roulant retenue s’appuie sur les trolleybus de nouvelle génération IMC (In Motion Charging) ayant une autonomie sur batterie.

Le SYTRAL a confié au Groupement INGEROP, SYSTRA, FOLIA, GARDRAT, la maîtrise d’œuvre générale de cette opération.

SYSTRA intervient sur l’ensemble des missions confiées au groupement spécifiquement sur le volet Energie Traction. Les enjeux principaux concernent le juste dimensionnement d’infrastructures électriques, la Ligne Aérienne de Contact et Sous-station Energie, adaptées aux besoins des bus IMC. 

Ce dimensionnement est réalisé au travers de simulations, dans le respect des objectifs de performances, du maillage avec le réseau électrique existant, et d’une insertion urbaine maîtrisée.

Création d’une ligne de Bus à Haut Niveau de Service « Zéro émission » à Bordeaux

Le projet de liaison d’un Transport en Commun à Haut de Niveau de Service doit permettre de relier les quartiers Thouars à Talence et Malartic à Gradignan, à la gare de la Médoquine et de Bègles, mais aussi aux campus (Pessac Talence Gradignan et Carreire) et au CHU Pellegrin. La commune de Pessac est également impactée, le futur BHNS venant modifier la desserte actuellement assurée par la Lianes 8+, à proximité de Pessac.

Matériel roulant Bordeaux Métropole

Bordeaux Métropole a confié au Groupement INGEROP, SYSTRA, URBANICA, HARISTOY, TRANSITEC la maîtrise d’œuvre conception et la direction de l’exécution des travaux pour la création d’une ligne de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) zéro émission.

La mise en service du projet est envisagée à l’horizon mi 2027. Il améliorera la desserte des deux quartiers Thouars à Talence et du quartier Barthez-Malartic à Gradignan, faisant chacun l’objet d’une opération de rénovation urbaine dans le cadre de la Politique de la ville.

La création d’un Transport en commun à haut niveau de service (TCHNS) poursuit également les objectifs suivants :

Après les interventions spécialisées sur les BHNS de Thionville et BHNS G de Strasbourg, SYSTRA s’inscrit avec ces deux projets de BHNS nouvelle génération de Bordeaux Gradignan et Lyon Sept Chemins comme un acteur incontournable de ce mode de transport zéro émission. Au travers de ces deux opérations pour deux grandes métropoles françaises, SYSTRA apporte au groupement de MOE toute son expertise technique, sa compétence dans la gestion de grands projets urbains ainsi que sa proximité géographique via nos implantations régionales.

Franck Langrand, Directeur Commercial de la Direction des Projets Urbains
L’asset management vu par SYSTRA à travers un cahier réalisé avec Usbek & Rica*

Dans notre secteur, l’asset management ou gestion des actifs vise à maintenir la performance opérationnelle d’une infrastructure de transport tout au long de son cycle de vie, en investissant dès le début de manière responsable pour améliorer l’équilibre coût-performance-risque. Fondé sur la capacité d’anticipation, l’asset management permet notamment d’éviter des coûts supplémentaires lors de la maintenance et l’exploitation de l’infrastructure.

Dans un nouveau cahier illustré de 30 pages, SYSTRA explore toutes les facettes de l’asset management, financière, opérationnelle, technologique et organisationnelle, au-delà de sa dimension comptable.

Pour faire le tour du sujet, nous avons :

Pour une gestion plus durable des actifs, il faut d’abord les connaître, puis les comprendre, et enfin les confronter à une multitude de scénarios pour prendre des décisions éclairées et au moment opportun. Cela passe par une connaissance approfondie des actifs que l’on veut pérenniser, et par une bonne compréhension des causes possibles de dégradation. L’asset management est donc bien plus qu’une méthode : c’est un dialogue

Ghita Khettab, Responsable Asset Management, SYSTRA France

Après ‘Les Futurs du métro’, et le ‘MaaS’, nous poursuivons notre collaboration avec Usbek & Rica pour décrypter le sujet complexe de l’asset. Avec ce nouveau cahier, nous souhaitons illustrer la richesse de ses enjeux et ses opportunités, tant auprès de nos clients et partenaires qu’auprès de nos collaborateurs, avec en ligne d’horizon la durabilité et soutenabilité des infrastructures de transport.

Maud Bernard, Responsable de Développement Stratégie du groupe SYSTRA

*Média de prospective

La ligne 12 du métro de Paris rejoint Aubervilliers

Après l’arrivée de la ligne 4 à Bagneux en février dernier, le métro parisien poursuit son extension pour mieux se connecter au Grand Paris : la ligne 12 relie désormais la Mairie d’Issy à la Mairie d’Aubervilliers et dessert deux nouvelles stations, Aimé Césaire et Mairie d’Aubervilliers – Plaine des Vertus, inaugurées le 31 mai.

Ces accès permettent à plus de 330 000 riverains de rejoindre Saint-Lazare en 20 minutes, avec une fréquence d’un métro toutes les 130 secondes en heure de pointe. La RATP prévoit d’accueillir plus de 40 000 voyageurs supplémentaires par jour.  À terme, le nouveau terminus sera en correspondance avec la ligne 15 du Grand Paris Express.

C’est une histoire de 15 ans qui s’achève pour les équipes de SYSTRA. Elle avait débuté en 2007, pour le premier prolongement de la ligne 12 vers la station Front Populaire, inaugurée en décembre 2012. La ligne, véritable colonne vertébrale du nord au sud de Paris, totalise désormais plus de 15 km et 31 stations.

Les expertises de SYSTRA au cœur du projet

En tant que maître d’œuvre du projet de prolongement de la ligne 12, SYSTRA a mobilisé ses expertises en matière de transport urbain et d’ouvrages souterrains. Nos équipes ont d’abord réalisé l’ensemble des études de conception avant de superviser la réalisation des deux nouvelles stations ainsi que de l’ensemble de l’emprise chantier.

Le prolongement de la ligne 12 est un projet complexe par ses défis techniques liés à sa réalisation. Il nous a incités à innover et repenser nos méthodes de travail, dans un tissu urbain extrêmement dense et en essayant de limiter au maximum les nuisances pour les riverains. À la clé, un prolongement structurant au cœur du Grand Paris, deux stations, dont la plus vaste du métro de la capitale, et l’utilisation de techniques inédites.

Guillaume Chapponnais, directeur SYSTRA du projet de ligne 12

Un bouclier de glace pour contenir les eaux souterraines

Le projet a notamment été l’occasion de réaliser une première mondiale : la congélation des sols à l’azote liquide. En effet, la nature des sols, sablonneux et humides du fait d’une nappe phréatique en faible profondeur affleurant à 4 mètres, nous a conduits à utiliser cette technique. Celle-ci, qui reprend le principe inventé par Fulgence Bienvenüe en 1909 pour permettre à la ligne 4 de traverser la Seine, renforce la tenue mécanique et l’imperméabilité des terrains humides pendant les travaux.

Les tympans des stations, qui font la jonction entre le tunnel et les quais et constituent les points sensibles d’infiltration, ont donc été congelés par -35°C puis par -196°C en cycle fermé, afin d’obtenir un bouclier de terre gelée sur 1,80 m d’épaisseur.

D’autres prouesses ont été accomplies telles que la réalisation des deux stations après démolition du tunnel précédemment réalisé.

Plaine des Vertus, l’une des plus grandes stations de métro en France

Le nouveau terminus de la Mairie d’Aubervilliers est une des plus grandes stations de métro en France. En plus de ses quais, elle abrite le nouvel atelier de maintenance de la ligne et deux puits d’évacuation annexes, portant à 280 mètres la longueur totale de la station. Par comparaison, les stations de la ligne 14, parmi les plus grandes de France, possèdent des quais de 120 mètres…

Cette station a nécessité la réalisation de plus de 25 000 m² de parois moulées, d’une dalle, puis le creusement de son volume intérieur grâce à une méthode appelée « terrassement en taupe », pour un volume de 125 000 m3 excavé. Le choix de cette méthode a notamment permis de garantir les circulations piétonnes et routières en surface, mais aussi de maintenir les sols en minimisant l’impact sur le bâti existant, tout en assurant l’étanchéité de la station avec une profondeur d’ancrage jusqu’à 40 mètres, sous la nappe phréatique.

Enfin, ce nouveau terminus est faiblement énergivore puisqu’il repose sur un captage par géothermie intégré aux panneaux des parois moulées.

Des impacts chantier minimisés

Pour réduire le plus possible l’impact du chantier, nos équipes ont livré les matériaux et évacué les déblais issus des terrassements par voie fluviale, via le canal Saint-Denis, réduisant d’autant les mouvements de camions sur les routes. Le réseau routier était lui préservé par la construction d’un autopont provisoire, pendant le creusement de la station Aimé Césaire.

Nous avons effectué des travaux en plein centre-ville d’Aubervilliers. C’était un défi, surtout les jours de marché, mais c’était aussi un moteur pour transformer nos méthodes. L’acheminement par voie fluviale a par exemple permis d’éviter 50 000 rotations de poids lourds sur les routes. Je remercie toutes nos équipes mobilisées sur ce projet, y compris pour communiquer avec les riverains, dont la patience est aujourd’hui récompensée. 

Franck Coulaud, directeur SYSTRA du projet de 2016 à 2019.

En l’espace de seize mois, c’est le troisième prolongement majeur de métro inauguré par SYSTRA en Île-de-France, après celui de la ligne 4 à Bagneux et celui de la ligne 14 à Saint-Ouen. Les prochaines extensions du réseau existant sont attendues sur la ligne 14 au sud et la ligne 11 à l’est de Paris.


Repères – Prolongement de la ligne 12 du métro de Paris